La presse écrite

Marc, chimico-sensible : « Mon handicap est invisible », Marc Sachot, Centre presse et Nouvelle république (86 vienne), 16 mai 2019

“On ne peut plus sortir“ : à Valence, la vie impossible d'une ”hypersensible chimique”, Christine Malfay, ophtalmologuele, France 3 Rhone Alpes, 12 mai 2019

Les hypersensibles sensibilisent, Karie Labadi, le midi libre, 12 mai 2019

Hypersensible chimique multiple : une vie en marge Gisel Martel, Isere 12 mai 2019

 

 

Le calvaire de Lise 24 Dordogne Avril 2019

Bretagne berne 56240 berne Martine Morenviller le 24 octobre 2018

Chimico-sensible, une Mayennaise de 54 ans est obligée de dormir dans sa voiture, sur le parking d'un cimetière 18 octobre 2018

Pont-l’Abbé. Les produits chimiques, ennemis de Marie-Noël 5 octobre 2018

« Il y a deux ans, les travaux de peinture que j’ai effectués dans mon immeuble ont été déclencheurs de la maladie. » Née en 1961, la Pont-l’Abbiste Marie-Noël Autret souffre depuis du syndrome MCS.Découverte dans les années 1950, cette maladie se caractérise par une sensibilité exacerbée aux produits chimiques. Elle est consécutive à l’exposition répétée à des produits courants tels que pesticides, insecticides, produits d’entretien, adhésifs, matériaux de construction, produits d’hygiène ou cosmétiques… Les symptômes ? Troubles respiratoires, cutanés, vomissements, malaises… Physiquement mais aussi socialement, cette pathologie handicape fortement la vie quotidienne.

Des effets crescendo

Dans le cas de Marie-Noël, les symptômes sont apparus progressivement : « Lorsque j’étais auxiliaire de vie, il y a une trentaine d’années, j’utilisais beaucoup de produits ménagers et je subissais des intolérances », se souvient Marie-Noël Autret.En lavant des vitres avec un produit spécifique, elle sera prise d’un malaise et de vomissements. Son médecin généraliste ne trouve pas d’explication. Nouvelle alerte, quelques années plus tard, quand elle nettoie des escaliers à l’aide de cire. « Au bout de deux marches, je ne pouvais plus respirer. »Dès lors, les effets des produits chimiques monteront crescendo. Marie-Noël Autret sent que son état se dégrade. « J’en faisais part à mon médecin. Pourtant, mon état général et mes analyses de sang semblaient bons. »Poursuivre son métier de projectionniste cinématographique devient alors impossible. « C’est la dernière activité que j’ai pu exercer. Depuis 2010, je vis d’une allocation liée à un handicap en raison d’un problème à une jambe. »À chaque instant, Marie-Noël doit éviter toute proximité avec des substances chimiques : contact direct, alimentaire ou respiration. Parfum de lessives, de produits d’hygiène, cosmétiques, ménagers sauf bio, gaz d’échappement, aliments industriels…« Je suis désormais un détecteur de produits chimiques », ironise la Pont-l’Abbiste. Un peu comme, pour les ondes, les personnes souffrant d’électro-hypersensibilité.Le syndrome MCS pourrit la vie des personnes affectées : « Pas de travail possible, problèmes relationnels… Cette maladie provoque une profonde solitude », insiste aussi Marie-Noël Autret, regrettant la non-reconnaissance de ce syndrome par les autorités françaises.« Il est pourtant reconnu aux États-Unis et au Canada. À Halifax existe d’ailleurs une clinique qui accueille les malades atteints de MCS. »Aucun traitement médical n’existe. Seule solution donc : l’évitement des produits chimiques. « Il faudrait des lieux de vie adaptés : cabinets médicaux et dentaires, magasins… »Obligée de vivre dans une caravane, à l’abri de toute proximité chimique, de mettre un masque pour entrer dans sa voiture… Marie-Noël Autret entend alerter et sensibiliser sur les risques chimiques : « Moi, j’ai 57 ans, mais des jeunes de 20 ans souffrent désormais de cette maladie environnementale émergente. Dans l’agriculture notamment. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pont-labbe-29120/pont-l-abbe-les-produits-chimiques-ennemis-de-marie-noel-6001841

Revue de presse du 14 sept 2018 Annonce rencontre Com européen

Marc Sachot 7 à Poitiers le 28 aout 2018

Atteint du syndrome d’hypersensibilité chimique multiple (MCS), Marc Sachot souffre en silence depuis plusieurs années. Sa vie quotidienne s’est transformée en « enfer ». Le Poitevin a créé un collectif national pour défendre les intérêts de tous ceux et celles qui sont atteints des mêmes maux.

Il lui aura fallu trois ans pour « comprendre ce qui lui arrivait ». Trois longues années de souffrance, d’intolérances diverses et variées, de maux de tête, de diarrhées à répétition… Et même deux œdèmes de Quincke et un choc anaphylactique. Marc Sachot a « frôlé la mort », mais il est aujourd’hui résolu à se battre pour vivre. Ou survivre, sachant que son quotidien s’apparente à une course d’obstacles permanente. Les gestes les plus banals lui sont désormais inaccessibles.

S’habiller dans d’autres matières que le coton bio, faire le ménage avec des produits classiques, les courses, se balader dans la rue ou en pleine campagne, respirer des effluves de parfum… Tout ceci entraîne des réactions de son corps plus ou moins violentes. « J’adorais voyager, je ne peux plus. Faire la fête avec les copains, c’est aussi compliqué… » L’ex-ingénieur de production souffre du syndrome d’hypersensibilité chimique multiple dit MCS pour Multiple chemical sensitivity.

« La France est en retard »

Il attribue sa maladie à son activité professionnelle, dans une entreprise industrielle de l’Anjou. Il y était responsable de production en plasturgie. « Pendant dix mois, j’ai été exposé à des poussières de nickel. En décembre 2012, j’ai dû m’arrêter. Au départ, j’avais des boutons sur tout le corps et les pieds nécrosés. On m’a orienté vers le centre anti-poisons d’Angers, mais il a fallu beaucoup de temps pour qu’on trouve ce que j’avais. »

En France, le syndrome d’hypersensibilité aux produits chimiques est beaucoup moins connu qu’aux Etats-Unis, au Canada ou qu’en Espagne. Le Dr Dominique Dupas, à Nantes, et le Dr Philippe Tournesac, aujourd’hui installé en Suisse, sont deux des spécialistes reconnus de cette pathologie aussi invalidante que sous-estimée. Marc Sachot, lui, veut sortir le MCS de l’oubli et passe une partie de son temps libre à fédérer celles et ceux qui en souffrent. Son collectif France MCS est sur les rails depuis la mi-août. « La France est en retard et doit s’adapter ! » Au bout d’une longue bataille, il a finalement obtenu la reconnaissance de son exposition aux poussières de nickel par la Sécurité sociale. Mais d’autres procédures judiciaires sont en cours.

Contact : Marc Sachot - marc.sachot.ms@gmail.com - Plus d’infos sur francemcs.fr

 

Arnault Varanne le 28/08/18

Lise et Virginie 26 janvier 2018

Le combat d’un “ réfugié environnemental” Publié le 30/10/2017

Christophe Lafargue MCS puis EHS novembre 2017

Midi libre septembre 2017

L’invisibilité du ”syndrome d’hypersensibilité chimique multiple” : les conséquences de l’absence d’un espace de conflit Aymeric Luneau, 23 mars 2017

 

 

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